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LE COTON NOJOKE DE VIENT PAS D’OUZBEKISTAN Ouzbékistan: Le travail des enfants est interdit en Ouzbékistan, mais pourtant des centaines de milliers d’enfants sont réquisitionnés par le gouvernement pour ramasser le coton pendant la saison des récoltes avec en contrepartie un salaire médiocre voire inexistant (d’après une étude du Centre de recherche sociologique de Tashkent Tahlil en 2002 intitulé « le travail des enfants en Ouzbékistan »). Seuls les enfants de la capitale Tashkent ne sont pas touchés par le problème. Les instructions du secrétariat d’état ayant été données par téléphone, il n’y a aucune trace écrite ni aucune statistique. Les élèves et les étudiants sont forcés à travailler dans les champs de coton pendant la période des récoltes. Pendant 2 voire 3 mois par an, ils sont astreints à travailler de force dans les champs et ne reçoivent aucune éducation pendant cette longue période. Si les enfants tentent de s’échapper, ils courent le risque d’être expulsé de l’école ou de l’université. Les champs étant en général très éloignés de leurs maisons, les enfants sont emmenés chez les exploitants de coton et logés dans un bâtiment voisin où ils doivent vivre de manière précaire dans des conditions d’hygiène médiocres pendant la saison des récoltes. Ils doivent ramasser le coton et remplir les quotas fixés à savoir 30 à 50 kilos de coton récolté par jour. S’ils ne remplissent pas ces objectifs ou bien ramassent du coton de mauvaise qualité, ils sont alors punis. Les punitions peuvent prendre la forme d’humiliations devant d’autres employés ou de châtiments corporels. Face à cette situation, la réaction du gouvernement est de dire que « les écoliers travaillent dans les champs par dévotion pour leur patrie ». On estime approximativement que le travail forcé des enfants rapporte chaque année au gouvernement un revenu net de 273 millions de dollars (revenu calculé sur la base d’une récolte moyenne de 40 kg par enfant et par jour). Ceci signifie que les enfants réalisent 5 à 10% du PIB. Alisher Ilkhamov de l’Open Society Institute qui a réalisé la présentation sur l’Ouzbékistan déclare que la société civile en Ouzbékistan rencontre beaucoup de difficultés pour éradiquer ces inégalités en raison de la politique oppressante du gouvernement actuel et doit par conséquent faire appel aux organisations internationales. Source; www.pan-germany.org/newsletter/deu/news.html?id=592

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